Voici une recette tirée du livre Recettes pour bébés et enfants, de Marie-Claude Morin, éditions Modus Vivendi.
Je l'ai faite pour un de ces soirs de printemps comme aujourd'hui (2 mai!!!) où il ferait presque bon d'allumer un bon feu de foyer!
Ingrédients
2 abaisses de pâte brisée
1/2 tasse de millet
1 1/2 tasse d'eau
1/2 tasse de graines de tournesol non salées, moulues
1/4 tasse de tamari ou sauce soya
1 c.soupe d'huile d'olive
1 gousse d'ail
1/2 branche de céleri coupée en dés
5 champignons coupés en dés
1 pomme de terre rapée
1 carotte rapée
1 petit oignon rapé
1/2 tasse de fèves de soya cuites (mon ajout personnel!)
moutarde de Dijon
1/2 tasse de fromage cheddar rapé
Préparation
Dans un chaudron, faire cuire le millet à couvert une vingtaine de minutes dans l'eau bouillante. Garder l'eau de cuisson s'il en reste.
Déposer le millet dans un bol. Ajouter les graines de tournesol moulues et le tamari.
Dans une poêle, à feu moyen, faire revenir l'ail, le céleri et les champignons dans l'huile d'olive 1 à 2 minutes. Ajouter la pomme de terre, la carotte et l'oignon. Poursuivre la cuisson 3 à 5 minutes. Incorporer les légumes et les fèves de soya au mélange de millet.
Déposer la première abaisse de pâte dans une assiette à tarte. Badigeonner le fond de moutarde de Dijon, ajouter le fromage cheddar râpé et le mélange au millet. Recouvrir de l'autre abaisse de tarte. Bien sceller.
Cuire au four à 350°F environ 30 minutes.
mercredi 2 mai 2012
Tourtière au millet
dimanche 29 avril 2012
Récit de mon AVA2C
En écrivant ce récit d’AVAC, je souhaite donner espoir et surtout le courage aux femmes ayant vécu une césarienne, de vivre cette merveilleuse aventure de donner naissance naturellement. Nous, les femmes, avons le privilège de pouvoir donner la vie. Nos corps sont faits pour cela. Nos histoires de césariennes sont uniques et sommes toutes douloureuses. Mais chaque accouchement est également unique et nos plus tristes histoires ne sont pas obligées d’être reproduites. Nous avons toutes cette force en nous. Il suffit d’y croire et de se le répéter.
...
Je suis Annie, maman de 4 beaux enfants en santé.
Laurence et Mariane, mes jumelles sont nées par césarienne d’urgence à 35 semaines de gestation, à St-Jérôme, le 30 septembre 2005. À cause d’un syndrôme HELLP, on a dû me faire une anesthésie générale.
L’annonce de ma grossesse gémellaire a été une belle surprise. En effet, je l’ai appris lors de mon échographie de 20 semaines. Au départ, c’était une belle nouvelle. Eric, mon conjoint, et moi, savions que nous serions de bons parents.
Toutefois, s’en suivent de nombreux doutes dans mon esprit sur ma capacité à porter mes deux bébés dans mon ventre : « Mais où vais-je trouver la place pour les mettre dans ma petite personne de 5’2’’? ». Autour de moi, je n’ai pas de ressources qui peuvent m’informer d’accouchements de jumeaux. Mes personnes références sont alors les médecins-gynécologues de la clinique de grossesses à risques élevés, vers qui j’ai été, immédiatement après le « diagnostic » de grossesse gémellaire, orientée. Je suis donc enceinte… mais à risques. À risques de quoi? Dès lors, les discours médicaux m’obsèdent : risque de diabète de grossesse, risque de haute pression, risque de trouver des protéines dans mon urine, risque de pré-éclampsie, risque de césarienne, risque d’accouchement prématuré, risque d’avoir des bébés qui auront besoin de soins particuliers… Peu à peu, mon esprit se programme à devoir accoucher avec difficulté. Je me mets à douter de moi, de ma capacité à pouvoir donner naissance à mes bébés normalement. Je suis enceinte, mais je suis aussi « malade ». Enfin, c’est ce que le système médical m’envoie quotidiennement comme message.
Autour de ma 30e semaine de gestation, je commence à enfler de partout. Les rendez-vous en clinique GARE se multiplient : monitoring, tests d’urine, contrôles de pression à toutes les semaines. Malheur? Surprise? Je fais de la haute pression. J’ai mal partout. J’angoisse à l’idée d’accoucher. J’écoute tout ce que le monde autour de moi me dit. Et voilà que mon esprit s’ancre dans l’idée : « Et si je pouvais ne rien sentir de mon accouchement? Et si c’était possible d’accoucher endormie comme ma grand-mère l’a fait? » Quand je parle de mon accouchement aux gynécologues, on me dit qu’il est possible que j’accouche naturellement mais qu’il y a des risques… encore!.. que le 2e bébé s’enligne mal et que je doive subir une césarienne d’urgence. Alors pourquoi risquer un accouchement naturel? Cela me ferait moins mal de planifier tout de suite une césarienne. J’adopte alors cette idée, qui franchement, me rassure, et semble aussi beaucoup rassurer le personnel médical.
À 34 semaines, je dois entrer à l’hôpital et rester au repos parce que mes membranes ont fissuré. Pour dire vrai, j’en suis soulagée. On me prend en charge. Déresponsabilisation? Manque de confiance? Un peu de tout ça m’habite. J’ai tellement mal partout et ma bédaine est tellement énorme que j’ai bien hâte qu’on m’annonce le moment où je devrai accoucher. Je suis branchée sur le moniteur près de 15h par jour. On prend ma pression aux 2h. Je ne me lève plus de mon lit. On m’empêche même de manger convenablement car il y a risque (!) de pneumonie toxique si jamais on doit m’opérer d’urgence. Alors j’attends, et j’ai peur…
6 jours plus tard, j’ai, me dit-on, des contractions… que je ne sens pas. Par contre, j’ai mal dans le haut du ventre. On prend mon bilan sanguin : pré-éclampsie sévère, plaquettes basses, enzymes du foie déréglées. Vite! On doit m’opérer. L’annonce de cette nouvelle m’apaise enfin… je verrai mes bébés aujourd’hui!
Branle-bas de combat dans ma chambre : anesthésiste, infirmières, pédiatre, gynécologue, préposés. Tous s’affairent autour de moi, qui souris, naïvement… J’ai à peine le temps d’appeler mon conjoint qu’on m’administre du sulfate de magnésium, soit disant pour m’empêcher de convulser. C’est sous les chaleurs que ce médicament me procure que le médecin me fait signer l’autorisation de m’opérer. Elle m’explique rapidement les risques… et me demande si j’ai des questions. « Vais-je mourir? » lui demandai-je. On me répond, tout bêtement, qu’on va tous mourir un jour!!! Mais voyons! C’est supposé d’être le plus beau jour de ma vie, celui de la naissance de mes filles! Je ne me sens absolument pas en danger de mort! « Eric pourra être avec moi dans la salle d’opération? » Négatif. Cela pourrait être traumatisant de voir sa blonde intubée. « Quoi? Intubée? On va m’endormir? On ne peut pas me faire une anesthésie rachidienne? » Non. Pas le temps. Mon état est en trop grande détérioration. Il faut sortir les bébés de là sinon tout le monde y risque sa peau.
Black out.
Quelques heures après, je suis dans la salle de réveil. « Vous avez deux belles filles madame! ». « Où est Eric? » demandai-je. J’entends murmurer… « Elle demande Eric. Ça doit être son conjoint… » J’ai mal. Mon ventre. Mes bébés. Mon chum. Mes amours. Je suis toute seule. Je suis vide. On me transporte aux soins intensifs. Transfusions. Morphine. Enfin, je vois Eric. Il pleure, je pleure. Je vois mes filles sur l’appareil photo. Impossible de les toucher pour le moment. Nous ne sommes pas sur le même étage.
24h plus tard, ma rage maternelle l’emportant sur ma « maladie », je peux enfin regagner ma chambre et voir mes filles à la pouponnière. Elles sont séparées. Je veux les allaiter. « Non, pas tout de suite. Elles sont trop petites et trop faibles pour téter » me taraudent les infirmières. J’enrage… Peut-être est-ce cela qui occasionnera ma montée de lait? On m’a volé mon accouchement. On m’a volé les premières minutes de vie de mes filles. On ne me volera pas ce contact unique que j’attends depuis 9 mois… Cela prendra 72h après leur naissance pour que je puisse enfin les mettre au sein. Ma victoire. Elles le prennent aussitôt, et avec vigueur, du haut de leurs petits 5 lbs. J’impressionne les infirmières. On dirait même qu’elles ne me croient pas. Pied de nez au système hospitalier. On ne m’y reprendra pas deux fois. Je le jure…
Je rentrerai à la maison 9 jours après ma césarienne. Avec mes deux filles en parfaite santé. Je suis heureuse de commencer ma vie de maman, soit… mais une partie de moi demeure meurtrie, coupée et surtout incomprise. Suis-je une mère à part entière même si je n’ai aucun souvenir d’avoir accouché? Ce sentiment m’habitera encore longtemps.
…
Manuel, mon fils, est également né par césarienne, 3 ans plus tard, à 41-6 sem de gestation, à St-Jérôme, le 31 août 2008. Une deuxième césarienne. Je m’étais pourtant juré de ne pas y retourner…
Quand j’ai su que j’étais enceinte de nouveau, j’ai tout de suite voulu avoir un suivi le plus naturel qui soit, pour avoir l’accouchement le plus naturel qui soit. Comble de joie, on a accepté ma demande à la Maison de naissance du Boisé, à Blainville, et j’ai obtenu le privilège d’être suivie par les sages-femmes de la maison.
Ma grossesse se déroule normalement. Les rencontres avec les sages-femmes sont empreintes d’humanité et de douceur. On discute beaucoup de mon premier accouchement. Mon discours est catégorique : Je ne veux PAS d’une autre césarienne. Je suis prête à tout, même si la peur me tenaille encore… En fait, mon attitude est celle d’une combattante, qui résiste au fait qu’il y a une possibilité que je doive subir une autre chirurgie. Je n’ai pas accepté la première césarienne. Comment pourrais-je envisager en avoir une autre?
À 38 semaines de gestation, mon fils patauge encore la tête en haut dans ma bédaine. Il a beaucoup de place et ne semble pas pressé de sortir! Petit stress : je dois aller consulter en clinique GARE pour une échographie et planifier une version si nécessaire. Sinon, c’est la césarienne car mon bébé se présente en siège. Branle-bas de combat, je me précipite chez l’acuponcteur pour inciter mon bébé à se retourner. Ça fonctionne! Manuel trouve sa place la tête en bas vers la fin de la 38e semaine.
À ce stade de ma grossesse, les doutes commencent à s’installer. Je veux accoucher naturellement, j’ai une belle équipe autour de moi mais on me rappelle sans cesse que si le travail ne progresse pas comme il faut, on devra me transférer aux gynécologues. Voilà la raison pour laquelle je dois accoucher à l’hôpital et non à la maison de naissance pour être prête à faire face aux complications… s’il y a lieu! Bien sûr, mon esprit se vautre dans le déni : Je n’aurai PAS une autre césarienne!
Le grand jour arrive enfin, après 13 jours d’attente de la date prévue d’accouchement. Ma sage-femme vient me rejoindre chez moi pour évaluer la progression du travail. Tout se passe très bien. Rendus à l’hôpital, mon col dilate bien jusqu’à l’heure des poussées. Les sages-femmes et mon conjoint m’encouragent! Je peux pousser… pousser… pousser! Alors je pousse. Mal. J’ai mal. C’est long. Trop long. Je peux toucher un petit bout de tête qui essaie de passer la symphyse pubienne, mais bébé remonte. Il est mal positionné. Mes poussées ne sont pas efficaces. On tente un lavement, des changements de position, on m’installe une sonde… Pénible silence. Chuchotements. On ne m’encourage plus. Ça fait au-delà de 3h que je pousse et bébé ne progresse plus. Il commence à se fatiguer. Et moi aussi. Je suis découragée. Je n’y crois plus. Le verdict tombe. Ma sage-femme m’informe qu’elle doit me transférer. NON!!!
S’en suivent l’arrivée des infirmières, l’installation d’un soluté, les « arrêtez de pousser madame, le docteur s’en vient! ». La gynécologue que j’ai réveillée me palpe rapidement : « C’est une patiente avec une césarienne au dossier. Pas de temps à perdre. Préparez la salle d’opération. » Je ne dis rien. Je pleure et Eric aussi. Ma sage-femme me tient la main, désolée. Elle assistera toutefois à mon anesthésie et à l’accouchement de l’autre côté du rideau. Parce que je ne veux rien manquer de la naissance de mon fils cette fois! Tout le long de l’opération, je suis aux aguets. Éveillée. Attachée de partout mais consciente, au moins!
Et Manuel arrive au monde avec un grand cri de victoire! Mon bébé, il est enfin là! Mais je le vois à peine car je n’ai pas mes lunettes. On le place déjà tout emmailloté sur moi, seulement quelques minutes. Eric, ma sage-femme et mon fils partent à la chambre. Au moins, papa fera le peau à peau pendant que j’attendrai 2 longues heures à me faire recoudre et observer en salle de réveil, toujours les deux bras attachés…
À mon arrivée à la chambre, mon fils a les yeux ouverts. Il tète son pouce calmement dans les bras de son papa. Je l’allaite. Il est en parfaite santé. Après un refus de traitement de ma part, nous sortirons de l’hôpital 24h plus tard. Ma sage-femme viendra s’occuper de retirer les agrafes de ma cicatrice…
Je retourne donc à la maison. Heureuse d’avoir mon fils, « un beau bébé en santé » comme dirait tout le monde… mais blessée, coupée, et avec un immense sentiment de culpabilité de n’avoir pu le mettre au monde naturellement. J’ai tellement mal à ma césarienne… « Suis-je vraiment une mère complète? »
…
Anabelle, ma 3e fille, est née par voie vaginale, à 41 semaines de gestation, à St-Jérôme, 3 ½ ans après ma 2e césarienne, le 16 avril 2012. Ma victoire! Notre victoire! J’ai enfin réussi mon AVAC!
Eric et moi voulions 4 enfants. Après la naissance de Manuel, je savais que je vivrais une autre grossesse. J’avais le temps de me préparer et surtout apprendre à avoir confiance en moi : une femme qui peut mettre au monde un enfant, naturellement. Car le corps d’une femme sait d’instinct ce qu’il a à faire et il est programmé depuis la nuit des temps pour donner naissance. C’est la beauté de la nature, le miracle de la vie.
Je trouve donc une ostéopathe qui m’offre des traitements pour guérir les adhérences de mes cicatrices et l’alignement de mon bassin. Son approche est également thérapeutique. Je commence un processus de guérison physique mais aussi psychologique pour accepter et comprendre les raisons de mes césariennes. C’est un travail laborieux mais tellement libérateur!
Après 3 ans de thérapie et en pleines rénovations majeures dans notre maison, je deviens enceinte pour une 3e fois. Je sais que cette grossesse sera unique et différente des deux autres. L’histoire ne se répètera pas. Je suis en confiance et non en résistance! Je sais aussi qu’après deux césariennes, plusieurs « obstacles » se présenteront pour freiner mon désir de tenter, encore, un accouchement naturel. Le premier, c’est d’abord le refus de la maison de naissance de faire mon suivi de grossesse. On n’accepte pas de femmes ayant eu deux césariennes. S’offre à moi alors deux options : lutter pour trouver un hôpital et un médecin favorables aux AVAC ou accepter de me faire suivre par mon médecin de famille qui m’accouchera à St-Jérôme, dans une équipe de 6 femmes-médecins qui ne seront peut-être pas toutes ouvertes à mon projet de naissance. Je choisis l’acceptation, donc la 2e option. Fini le temps où je me fie aux autres pour accoucher. Je suis la seule avec mon bébé qui puisse faire le travail comme il faut!
Vers le 7e mois de grossesse, je choisis également de me faire suivre en hypnothérapie. Ma thérapeute m’aide à reprogrammer mon mental afin de vivre un accouchement tel que je le souhaite. Ces auto-suggestions m’aident à me faire confiance et à cesser d’écouter toutes les peurs venant de l’extérieur. « Mon corps sait ce qu’il a à faire. Je fais confiance à mon bébé. À chaque contraction, le travail progresse et mon bébé se rapproche de moi. Je vis un accouchement facile et confortable. J’accepte le chemin inconnu de la facilité pour accoucher naturellement. »
Ma grossesse se déroule parfaitement et le déclenchement du travail aussi. Calmement j’accepte ces sensations inhabituelles et temporaires. Je suis en confiance. En arrivant à l’hôpital, mon conjoint et moi faisons comprendre à l’équipe médicale nos souhaits pour cette naissance heureuse : du calme, le moins d’interventions et de bruit possible, un monitoring intermittent et silencieux et la possibilité de bouger, de prendre un bain et de pousser dans la position de mon choix. Nous avons dû argumenter un peu sur l’aspect du monitoring qui « habituellement », après une césarienne, se doit d’être en tout temps. Notre point a finalement été respecté ainsi que toutes nos demandes. Nous en sommes très reconnaissants. Il va sans dire que l’équipe médicale, avec une femme médecin que je ne connaissais pas, (en plus!) a été d’une écoute et d’un respect dont je ne m’attendais pas étant donné mes histoires de césariennes.
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lundi 2 avril 2012
Citations pour attendre
Je republie... après 3 ans et demi... toujours aussi d'actualité, cela dit, pour moi, là, aujourd'hui, à quelques jours de mon 3e accouchement!
L'attente commence quand il n'y a plus rien à attendre, ni même la fin de l'attente. L'attente ignore et détruit ce qu'elle attend. L'attente n'attend rien.
L'attente commence quand il n'y a plus rien à attendre, ni même la fin de l'attente. L'attente ignore et détruit ce qu'elle attend. L'attente n'attend rien.Maurice Blanchot, extrait de L'Attente, l'oubli
Derrière l'attente, il y a tout: la permission gratuite d'évoquer un beau visage ou de dialoguer avec une ombre.
Dominique Blondeau, extrait de Les Visages de l'attente
C'est une chose étrange que l'absence. Elle contient tout autant d'infini que la présence. J'ai appris cela dans l'attente, j'ai appris à aimer les heures creuses, les heures vides: c'est si beau d'attendre celle que l'on aime.
Christian Bobin, extrait de Livre d'Or
Il y a des attentes discrètes qui apportent en intensité ce qu'elles négligent en assiduité.
Robert Brisebois, extrait de L'Amour c'est tout, le hasard c'est autre chose
Il ne faut pas se créer de fausses attentes des autres hommes, de notre Univers et surtout de nous-même; cela se traduit alors en souffrances inutiles et vaines.
Daniel Desbiens, extrait de Maximes d'Aujourd'hui
Le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin - Je te cherche par-delà l'attente - Par-delà moi-même - Et je ne sais plus tant je t'aime - Lequel de nous deux est absent.
Paul Eluard, extrait de L'Amour, la Poésie
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lundi 19 mars 2012
Perles aux dattes sans gluten
Mon magasin d'alimentation naturelle préféré vend toutes sortes de petites gâteries santé... qui coûtent parfois un peu cher pour la facilité avec laquelle on pourrait s'en faire. Ces "perles de lune" sans gluten (8 petites boules pour 5$), d'ailleurs fort délicieuses pour les 5 ingrédients qu'elles contenaient, m'ont inspiré cette recette. C'est trop facile à faire pour dépenser le triple du coût de ce que ça vaut vraiment.
Ingrédients (J'en ai mis 7!)
1. Passer tous les ingrédients (sauf la noix de coco, le riz soufflé et les graines de tournesol) au robot. Ajuster la quantité de lait pour avoir une consistance à faire des petites boules. Pour ma part, j'y vais à l'oeil...
2. Transférer dans un bol à mélanger et ajouter la noix de coco, le riz soufflé et les graines de tournesol. Ajuster la quantité de riz soufflé pour la consistance.
3. Façonner en petites boulettes (Ça en donne environ une douzaine). J'enduis mes mains d'huile de noix de coco pour ne pas que ça colle.
4. Réfrigérer au moins 1h avant de déguster.
La prochaine fois, je substituerai le lait de soya par du jus d'orange... Ça ne devrait pas être méchant!
* Super collation pleine de vitamines, protéines et d'énergie. À apporter en randonnée ou placer dans la boîte à lunch (enlever alors la poudre d'amandes).
* Excellent pour les allergiques au gluten. Il n'y en a pas!
Ingrédients (J'en ai mis 7!)
- 20 dattes séchées, dénoyautées, ramolies 30 secondes au four à micro-ondes dans un peu (gros max. 1/4 T) de lait de soya
- 3/4T de noix de coco non sucrée
- 1/4T de graines de lin moulues
- 1/4T d'amandes moulues
- environ 3/4T (à l'oeil) de céréales type riz soufflé
- 1/4T de graines de tournesol entières
1. Passer tous les ingrédients (sauf la noix de coco, le riz soufflé et les graines de tournesol) au robot. Ajuster la quantité de lait pour avoir une consistance à faire des petites boules. Pour ma part, j'y vais à l'oeil...
2. Transférer dans un bol à mélanger et ajouter la noix de coco, le riz soufflé et les graines de tournesol. Ajuster la quantité de riz soufflé pour la consistance.
3. Façonner en petites boulettes (Ça en donne environ une douzaine). J'enduis mes mains d'huile de noix de coco pour ne pas que ça colle.
4. Réfrigérer au moins 1h avant de déguster.
La prochaine fois, je substituerai le lait de soya par du jus d'orange... Ça ne devrait pas être méchant!
* Super collation pleine de vitamines, protéines et d'énergie. À apporter en randonnée ou placer dans la boîte à lunch (enlever alors la poudre d'amandes).
* Excellent pour les allergiques au gluten. Il n'y en a pas!
mercredi 14 mars 2012
Perles de mes enfants
- JujuL en regardant ma bédaine qui fait une drôle de pyramide: "Maman! T'as une soustraction!"
- JujuM en revenant de l'école: "Aujourd'hui, nous avons fait une révolution de problèmes!"
- Fiston, 3 1/2 ans: "Maman... c'est toi mon amoureux!"
Bons petits bonheurs de journée!
dimanche 26 février 2012
Tofu et aubergines parmigiana
C'est en écoutant (encore!) l'émission Kampaï, que j'ai été inspirée pour cette recette, ma foi, presque authentique mais à défaut d'escalopes de veau, j'ai utilisé des tranches de tofu. SUCCULENT!
Ingrédients
- 1 bloc de tofu coupé sur la longueur en tranches de 1 cm (ça fait environ 6 tranches) , mariné depuis au moins 6 h au frigo (Marinade: sauce soya, moutarde de dijon, eau, ail, sirop d'érable)
- 1 aubergine dont les tranches seront grillées sur poëlon strié
- chapelure
- 2 oeufs battus
- farine
- sauce tomate
- tranches de parmesan
- mozzarrella rapé
Préparation
1. Faire mariner les tranches de tofu pendant au moins 6h au frigo.
2. Trancher l'aubergine et griller les tranches sur un poëlon strié à feu vif environ 2 min de chaque côté. Réserver.
3. Tremper les tranches de tofu dans la farine, les oeufs battus et la chapelure. S'assurer qu'elles sont bien enrobées.
4. Faire griller les tranches de tofu panées dans le poëlon strié à feu vif environ 3 min de chaque côté.
5. Sur une plaque à cuisson, monter en étage: tofu, aubergines, sauce tomate, tranches de parmesan et mozzarrella.
6. Cuire au four 10 min à 350°F. Terminer à broil 1-2 min si le fromage n'est pas assez grillé.
Servir avec une purée de pommes de terre et une salade jardinière.
Bon appétit!
Ingrédients
- 1 bloc de tofu coupé sur la longueur en tranches de 1 cm (ça fait environ 6 tranches) , mariné depuis au moins 6 h au frigo (Marinade: sauce soya, moutarde de dijon, eau, ail, sirop d'érable)
- 1 aubergine dont les tranches seront grillées sur poëlon strié
- chapelure
- 2 oeufs battus
- farine
- sauce tomate
- tranches de parmesan
- mozzarrella rapé
Préparation
1. Faire mariner les tranches de tofu pendant au moins 6h au frigo.
2. Trancher l'aubergine et griller les tranches sur un poëlon strié à feu vif environ 2 min de chaque côté. Réserver.
3. Tremper les tranches de tofu dans la farine, les oeufs battus et la chapelure. S'assurer qu'elles sont bien enrobées.
4. Faire griller les tranches de tofu panées dans le poëlon strié à feu vif environ 3 min de chaque côté.
5. Sur une plaque à cuisson, monter en étage: tofu, aubergines, sauce tomate, tranches de parmesan et mozzarrella.
6. Cuire au four 10 min à 350°F. Terminer à broil 1-2 min si le fromage n'est pas assez grillé.
Servir avec une purée de pommes de terre et une salade jardinière.
Bon appétit!
mardi 31 janvier 2012
Je n'irai pas ailleurs, je n'irai pas plus loin...
"Je n'irai pas ailleurs,
Je n'irai pas plus loin.
Et lâcher le bonheur,
Qui est entre mes mains.
Je brûle mon présent,
Seulement pour exister.
La vie se paye comptant,
J'en mettrai pas d'côté."
-France D'Amour
Merci à ta voix, tes paroles et ta chanson France, à 9h45, ce matin, tu es mon petit bonheur quotidien!
vendredi 27 janvier 2012
Brochettes de tofu et tomates cerises
À Noël, le VRAI Père Noël (!!!) a donné en cadeau à mes enfants le livre de recettes d'Annie Brocoli "G cuisiné, 75 recettes végétariennes".
Nous avons donc, mes enfants et moi, beaucoup de plaisir à choisir des belles recettes pour toutes sortes d'occasions.
En voici une intitulée: "Train de tofu et de tomates cerises" que nous avons dégustée lors du réveillon du jour de l'an 2012 chez nos amis pas-du-tout-végétariens!
1. Faire mariner vos cubes de tofu ferme (1 bloc) minimum 8h au frigo dans ces ingrédients:
1/3 de tasse de pesto aux tomates séchées
1 gousse d'ail hachée finement
2 c. soupe de vinaigre balsamique
2 c. soupe de moutarde de Dijon
2 c. soupe d'huile d'olive
2. Enfiler vos brochettes : tofu, tomate cerise (et j'ai ajouté une feuille de basilic), pour en faire un train.
3. Griller les brochettes au BBQ à feu moyen jusqu'à ce que le tofu soit bien doré et croustillant. On peut aussi les cuire dans une poêle en fonte striée ou au four à 375°F 10 min en tournant les brochettes à mi-cuisson.
Bon appétit! Et merci Annie... Brocoli!
Nous avons donc, mes enfants et moi, beaucoup de plaisir à choisir des belles recettes pour toutes sortes d'occasions.
En voici une intitulée: "Train de tofu et de tomates cerises" que nous avons dégustée lors du réveillon du jour de l'an 2012 chez nos amis pas-du-tout-végétariens!
1. Faire mariner vos cubes de tofu ferme (1 bloc) minimum 8h au frigo dans ces ingrédients:
1/3 de tasse de pesto aux tomates séchées
1 gousse d'ail hachée finement
2 c. soupe de vinaigre balsamique
2 c. soupe de moutarde de Dijon
2 c. soupe d'huile d'olive
2. Enfiler vos brochettes : tofu, tomate cerise (et j'ai ajouté une feuille de basilic), pour en faire un train.
3. Griller les brochettes au BBQ à feu moyen jusqu'à ce que le tofu soit bien doré et croustillant. On peut aussi les cuire dans une poêle en fonte striée ou au four à 375°F 10 min en tournant les brochettes à mi-cuisson.
Bon appétit! Et merci Annie... Brocoli!
samedi 21 janvier 2012
vendredi 20 janvier 2012
Prière indienne
Voici une prière indienne qu'une collègue m'a partagée suite à mon dernier billet sur la mort comprise par un enfant de 3 ans.
Auteur:
Charlotte Newashish-Flamand, femme amérindienne de la nation Atikamekw qui venait de Manawan.
À ceux que j'aime... et ceux qui m'aiment "
Quand je ne serai plus là, relâchez-moi,
laissez-moi partir,
J'ai tellement de choses à faire et à voir
Ne pleurez pas en pensant à moi,
Soyez reconnaissants pour les belles années,
Je vous ai donné mon amitié,
vous pouvez seulement deviner
Le bonheur que vous m'avez apporté.
Je vous remercie de l'amour que chacun m'avez démontré,
Maintenant, il est temps de voyager seul.
Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous serons séparés pour quelque temps.
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur,
Je ne suis pas loin, et la vie continue...
Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai,
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là,
Et si vous écoutez votre coeur, vous éprouverez clairement
La douceur de l'amour que j'apporterai.
Et quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir.
Absent de mon corps, présent avec Dieu.
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,
je ne suis pas là, je ne dors pas,
Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement
des cristaux de neige,
Je suis la lumière que traverse
les champs de blé,
Je suis la douce pluie d'automne,
Je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l'étoile qui brille dans la nuit,
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,
Je ne suis pas là,
Je ne suis pas mort.
Auteur:
Charlotte Newashish-Flamand, femme amérindienne de la nation Atikamekw qui venait de Manawan.
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